Un salon Training&Job Access organisé par la Ville de Bruxelles…. Ah non peut-être !

 

Et voici donc la première publication de notre observatoire. Afin de bien commencer, nous allons vous parler du salon de l’emploi et de la formation – autrement nommé le Training&Job Access@Brussels – que nous avons tenu fin de l’année 2015 dans une toute nouvelle mouture…. De quoi s’agit-il ? Et que pouvons-nous vous en dire ?

Pourquoi organiser un salon de l’emploi et de la formation dans un même espace et le même jour ?

L’idée de ce salon était de rassembler les offres d’emploi et les offres de formation afin de permettre aux chercheurs d’emploi de s’orienter vers la formation si nécessaire et de se présenter chez les employeurs correspondant à leurs formations et/ou leurs expériences professionnelles. Nous avons pour ce faire organisé des entretiens « flash », c’est à dire des entretiens individuels et personnalisés avec une personne habilitée à lire, questionner et orienter les chercheurs d’emploi sur base de leur CV et de leurs attentes spécifiques. En effet, l’objectif général de ce salon était de transmettre aux chercheurs d’emploi les informations, les outils et les conseils adaptés à leur profil pour leur permettre de mieux se positionner sur le marché de l’emploi, de réduire les étapes de la mise à l’emploi et de favoriser dans un rapport WIN-WIN les opportunités professionnelles avec les employeurs. Pour les employeurs, cela leur permettait de ne pas voir défiler devant eux beaucoup de candidats dont très peu correspondant à leurs besoins. En résumé, l’idée était la suivante : « ce salon vous apporte un plus, que vous soyez employeurs, formateurs ou chercheurs d’emploi… »

Concrètement le salon a rempli plusieurs objectifs :

  • Clarifier avec les chercheurs d’emploi les différentes pistes d’actions, de conditions, d’avantages, d’étapes et de démarches liées à leur statut social et leur profil professionnel spécifique ; ce qui peut leur permettre d’augmenter leurs compétences.
  • Pour les employeurs et formateurs exposants, les informer sur les plans d’embauche et incitants à l’embauche existants ainsi que les leviers d’insertion et tremplins d’emploi.
  • Renforcer et susciter des partenariats tant avec le public qu’avec le privé et mettre en présence des intervenants pouvant se renforcer mutuellement (par exemple, une asbl qui s’occupe des chercheurs d’emploi de 45 ans et plus à rencontrer la responsable RH d’une entreprise de consultance en informatique qui cherche des candidats « expérimentés »…)

Nous avons rassemblé plus de 300 offres d’emploi et en moyenne les employeurs et organismes de formation confondus ont accueilli plus de 75 visiteurs par stand sur la journée.

Nous avons aussi pu tordre le coup à l’idée trop souvent répandue que les offres d’emploi sont toutes très qualifiées et le public présent infra-qualifié. Ce n’était pas le cas, ni pour les offres d’emploi ni pour le public présent (40 employeurs dans des secteurs très variés passant de l’aéronautique à l’aide- ménagère, de chauffeur poids lourds à doctorant et une moyenne de 27 CV retenus par employeurs à la fin du salon.)

Quel fut le retour des participants ?

Tout d’abord, ce que nous pouvons souligner, c’est tant le nombre de personnes présentes que le retour très positif de ceux-ci (plus de 1000 visiteurs sur la journée) ! Chacun semble en grande partie avoir trouvé ce qu’il venait chercher et parfois plus encore. Par exemple, si très peu de chercheurs d’emploi sont venus dans l’intention de suivre une formation, ils étaient près de 35% à ressortir avec l’intention d’en suivre une. Ce salon a permis la prise de conscience de l’importance de se former notamment pour ce qui concerne l’usage d’une deuxième langue utile pour Bruxelles. Par ailleurs, la moitié des participants étaient des bruxellois et bruxelloises ce qui tend à nous faire dire qu’un salon comme celui-ci a toute sa place dans le paysage des salons organisés un peu partout au niveau communal. Il s’agit d’un niveau qui – on le voit- a toute sa place et sa raison d’être si nous voulons être au plus près de nos différents publics – et par là, nous entendons également les employeurs.

Le bémol pour les employeurs porte principalement sur le trop faible niveau des personnes rencontrées surtout en ce qui concerne la connaissance du néerlandais. Ils regrettent également le manque de candidats néerlandophones.

Bon très bien mais ensuite, qu’allez-vous faire ?

Nous allons et nous sommes déjà en train d’assurer un suivi « post-salon ». Celui des chercheurs d’emploi tout d’abord, via le travail des partenaires de la Maison de l’Emploi qui étaient bien entendu présents et qui rencontrent – en fonction de leurs spécificités – les visiteurs en demande d’un accompagnement.

Quant aux employeurs qui ont répondu présents pour cette édition 2015, nous sommes en train de les contacter et ce, afin de savoir quels sont pour eux les bénéfices en terme d’engagement, quelles sont leurs attentes ou leurs demandes spécifiques pour un prochain événement, voire même quels sont les messages qu’ils souhaitent adresser aux chercheurs d’emploi qui demain pourraient venir renforcer le rang de leurs équipes… Bref, nous assurons le suivi et gardons le contact avec eux également.

Quelles conclusions en tirez-vous ?

La première conclusion porte sur la coordination des pôles emploi et formation dans un même salon. Il s’avère que cette approche est efficace. L’idée étant qu’à l’avenir nous puissions même aller un pas plus loin en centralisant par pôle d’activités les employeurs et les organismes de formation correspondant, en ce et y compris pour les métiers qui peinent à trouver des candidats qualifiés (par exemple dans les domaines techniques ou mécaniques).

La seconde conclusion porte sur l’importance de faire comprendre aux chercheurs d’emploi que l’usage des langues est plus qu’un atout, c’est une clé indispensable pour s’ouvrir les portes de l’emploi.

C’est cela apprendre à connaître le marché de l’emploi d’une commune, apprendre à en connaître les différents intervenants, ses différentes composantes et permettre des rencontres, des contacts et des collaborations.

Afin d’illustrer tout ceci, je vous invite à visionner une petite vidéo qui reprend très bien l’ambiance du salon et les témoignages de plusieurs participants. Les capsules audio vous donneront également un aperçu de l’éventail des profils proposés au salon.

Au plaisir de vous compter parmi les présents pour la prochaine édition !

Sur quoi portera votre prochaine publication ?

Notre prochain focus portera sur une question peu souvent posée aux personnes directement concernées à savoir : « Comment se vit et comment chercher un travail lorsque l’on est chercheur d’emploi de 45 ans et plus ? ». Nous allons poser la question à un échantillon certes non représentatif de la population générale sur le plan statistique mais néanmoins intéressant puisque partant du vécu et du terrain de personnes directement concernées et que nous avons eu l’occasion de rencontrer et de questionner. L’objectif étant d’avoir leurs retours, leurs suggestions et ou demandes afin de pouvoir relayer ensuite des propositions vers les partenaires concernés et pourquoi pas vers les employeurs afin de travailler ensemble aux changements probablement nécessaire. Sur base de ce questionnaire, nous souhaiterions pouvoir approfondir cette thématique par la suite…. À suivre !

Votre dévouée « cellule de l’observatoire ».

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